L'ergonomie web d'Amélie Boucher
Sans l'avoir jamais rencontrée, je suis un fan d’Amélie Boucher depuis des années. N’ayant pas l’esprit d’un groupie je ne visite que rarement son site, ergolab. Mais, à chaque fois que je le consulte, je suis frappé par la qualité de sa réflexion et la clarté de son propos sur tout ce qui touche à la conception et à l’ergonomie des sites Internet.
Avec Ergonomie Web (Editions Eyrolles, Paris), elle vient de nous donner ce qui me paraît être, de loin, le meilleur livre en français sur le sujet. Dans un domaine qui est très largement dominé par les auteurs anglophones, cela fait plaisir de voir une professionnelle s’exprimer avec autant de maîtrise que de sens pédagogique.J’ai un peu trop lu de livres sur le sujet; le « trop » visant les ouvrages dans lesquels le vrai savoir professionnel de leurs auteurs ne parvient pas à se transmettre vraiment, faute de savoir communiquer par écrit. Beaucoup d’entre eux ont en outre une structure déséquilibrée : l’auteur est très compétent dans un domaine, mais moins dans les autres. La qualité du livre en souffre.
Le livre d’Amélie Boucher prouve à quel point « ergonomie » est devenu le mot-valise pour ce qui touche aux sites internet. Son livre couvre toutes les étapes de la conception et de la réalisation d’un site web, des « 12 premières règles de l’ergonomie » au bon usage des personas (elle finirait presque par me convaincre de leur réelle utilité), en passant par le tri de cartes, le parcours client, l’architecture d’information et ce qu’elle appelle le « zoning » et les « maquettes conceptuelles ». Evidemment, la méthode d’une bonne évaluation se développe en parallèle avec sa méthode de conception et de réalisation. À consommer sans modération aucune.
Pour ceux qui veulent entrer dans la technique et voir comment le code traduit toutes ces contraintes et meilleures pratiques, je recommande l’excellent livre de Jennifer Niederst Robbins, Web design in a nutshell ( Régulièrement réédité et mis à jour chez O’Reilly) (la coquille de noix en question fait quand même 800 pages). C’est à la fois exhaustif et plein d’humour. À l’inverse de ce qu’écrit Amélie Boucher, je ne comprends pas tout, mais j’essaie.


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