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<!--Generated by Squarespace Site Server v5.11.81 (http://www.squarespace.com/) on Sun, 12 Feb 2012 04:18:24 GMT--><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:rss="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:cc="http://web.resource.org/cc/"><rss:channel rdf:about="http://amcarron.net/blog/"><rss:title>Blog</rss:title><rss:link>http://amcarron.net/blog/</rss:link><rss:description></rss:description><dc:language>fr-FR</dc:language><dc:date>2012-02-12T04:18:24Z</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.squarespace.com/">Squarespace Site Server v5.11.81 (http://www.squarespace.com/)</admin:generatorAgent><rss:items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://amcarron.net/blog/2012/2/5/2012-prudence-et-audace-pour-les-pme.html"/><rdf:li rdf:resource="http://amcarron.net/blog/2012/1/15/choix-de-carriere-le-dilemme.html"/><rdf:li rdf:resource="http://amcarron.net/blog/2012/1/2/utilisez-votre-bibliotheque.html"/><rdf:li rdf:resource="http://amcarron.net/blog/2011/12/6/vous-avez-deux-vaches.html"/><rdf:li rdf:resource="http://amcarron.net/blog/2011/11/19/le-bayou-de-daniel-woodrell.html"/><rdf:li rdf:resource="http://amcarron.net/blog/2011/11/13/tete-de-lectures.html"/><rdf:li rdf:resource="http://amcarron.net/blog/2011/10/20/ils-sont-les-99-et-le-disent.html"/><rdf:li rdf:resource="http://amcarron.net/blog/2011/8/25/hommage-a-steve-jobs-1955-2011.html"/><rdf:li rdf:resource="http://amcarron.net/blog/2011/8/24/steve-jobs-le-discours-de-stanford-2005.html"/><rdf:li rdf:resource="http://amcarron.net/blog/2011/8/19/the-newyorker-and-the-last-plutocrats-cruise.html"/></rdf:Seq></rss:items></rss:channel><rss:item rdf:about="http://amcarron.net/blog/2012/2/5/2012-prudence-et-audace-pour-les-pme.html"><rss:title>2012: prudence et audace pour les PME</rss:title><rss:link>http://amcarron.net/blog/2012/2/5/2012-prudence-et-audace-pour-les-pme.html</rss:link><dc:creator>Alain-Marie Carron</dc:creator><dc:date>2012-02-06T02:49:14Z</dc:date><dc:subject></dc:subject><content:encoded><![CDATA[<p><strong><span class="full-image-block ssNonEditable"><span><img src="http://amcarron.net/storage/totheoffice-450.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1328496613421" alt="" /></span></span>2012 s&rsquo;annonce comme une ann&eacute;e exceptionnell</strong><span>e, non pas parce que les affaires seront florissantes et faciles mais, tout au contraire, parce que ce sera une ann&eacute;e de grande incertitude. Les chefs d&rsquo;entreprise devront se donner deux grands objectifs, qui ne sont contradictoires qu&rsquo;en apparence.</span><br /><span>Ils se montreront tout d&rsquo;abord prudents en se concentrant sur les m&eacute;thodes &eacute;prouv&eacute;es d&rsquo;am&eacute;lioration de leur performance, tout en s&rsquo;effor&ccedil;ant d&rsquo;innover. Pour ce qui est de l&rsquo;audace, ils devront se pr&eacute;parer &agrave;&nbsp;aller chercher de la croissance sur des march&eacute;s qui ne sont pas leurs march&eacute;s traditionnels et d&eacute;velopper une vigie de l&rsquo;&eacute;conomie internationale.</span><br /><span>L&rsquo;horizon &eacute;conomique est, &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du monde, le plus incertain qui soit depuis la fin de la Grande D&eacute;pression des ann&eacute;es 20. L&rsquo;Europe, sur le fil du rasoir, conna&icirc;t d&eacute;j&agrave; une r&eacute;cession qui pourrait s&rsquo;aggraver. Aux Etats-Unis la situation semble s&rsquo;am&eacute;liorer, mais une ann&eacute;e &eacute;lectorale met toujours un peu les probl&egrave;mes entre parenth&egrave;se. Il faudra attendre entre un an et 18 mois pour savoir si l&rsquo;&eacute;conomie reprend durablement.</span><br /><span>Dans ce contexte, c&rsquo;est sans surprise que l&rsquo;on a vu au cours des derni&egrave;res semaines les gourous du management resservir aux chefs d&rsquo;entreprises des recettes qui sont les m&ecirc;mes qu&rsquo;ils pr&eacute;conisent depuis 25 ans&nbsp;: renforcer l&rsquo;efficacit&eacute; de votre cha&icirc;ne d&rsquo;approvisionnement et de vos processus et investir dans l&rsquo;innovation.</span><br /><span>Ils n&rsquo;ont pas tort&nbsp;: dans une p&eacute;riode ou nos march&eacute;s traditionnels sont mal en point, il faut chercher &agrave; cr&eacute;er de la valeur du c&ocirc;t&eacute; de nos savoir-faire en approvisionnement, production et distribution. Il y a toujours de l&rsquo;argent &agrave; prendre &agrave; ce niveau.</span><br /><span>Le mot innovation est un peu galvaud&eacute;. Pour la plupart des PME qui ne sont pas dans des secteurs de pointe &ndash; c&rsquo;est &agrave; dire la majorit&eacute; des PME &ndash; dans le sigle R&amp;D il y a surtout le D de D&eacute;veloppement. C&rsquo;est l&rsquo;am&eacute;lioration incr&eacute;mentale mais n&eacute;anmoins significative d&rsquo;un produit ou d&rsquo;un service propre &agrave; l&rsquo;entreprise. D&eacute;velopper ce &laquo;&nbsp;plus&nbsp;&raquo; permet de se distinguer de la concurrence, de maintenir ses prix et parfois de les augmenter.</span><br /><span>L&rsquo;Europe r&eacute;duit ses importations et les importations am&eacute;ricaines sont moroses, dans un climat de plus en plus protectionniste. &Agrave; c&ocirc;t&eacute;, les pays &eacute;mergents vont souffrir en 2012 de la conjoncture internationale mais conna&icirc;tront quand m&ecirc;me une croissance qui sera bien plus forte que celle de nos march&eacute;s traditionnels. Le d&eacute;fi pour nos PME sera de trouver une place dans ces nouveaux march&eacute;s. L&rsquo;enjeu est de court terme, pour compenser la perte de certains de nos clients, mais il deviendra un enjeu de long terme si les &eacute;conomies occidentales devaient entrer dans ce que l&rsquo;on appelle&laquo;&nbsp;une d&eacute;cennie perdue&nbsp;&raquo;.</span><br /><span>Se tenir quotidiennement &agrave; jour sur les soubresauts qui agitent l&rsquo;&eacute;conomie mondiale, explorer les occasions d&rsquo;affaires &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur, cela va devenir une n&eacute;cessit&eacute; pour toutes nos PME dont le march&eacute; n&rsquo;est pas limit&eacute; au Qu&eacute;bec ou au Canada.</span><br /><span>Deux mesures d&rsquo;audace, deux mesures de prudence, voil&agrave; un cocktail qui devrait permettre &agrave; nos PME de mieux traverser 2012 tout en pr&eacute;parant l&rsquo;avenir.</span><br /><span>Alain-Marie Carron</span></p>]]></content:encoded></rss:item><rss:item rdf:about="http://amcarron.net/blog/2012/1/15/choix-de-carriere-le-dilemme.html"><rss:title>Choix de carrière : le dilemme</rss:title><rss:link>http://amcarron.net/blog/2012/1/15/choix-de-carriere-le-dilemme.html</rss:link><dc:creator>Alain-Marie Carron</dc:creator><dc:date>2012-01-15T20:25:53Z</dc:date><dc:subject></dc:subject><content:encoded><![CDATA[<p>Re&ccedil;u de mon ami Pierre Blanchard, fac&eacute;tieux retrait&eacute; du service public f&eacute;d&eacute;ral.</p>
<p>Il manque les sous cat&eacute;gories banques priv&eacute;es, banques publiques, hedge funds etc...</p>
<p>Mais ce n'est pas parce que l'on rit que c'est dr&ocirc;le.</p>
<p><span class="full-image-block ssNonEditable"><span><img src="http://amcarron.net/storage/career_organise_crime-500.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1326659399740" alt="" /></span></span></p>]]></content:encoded></rss:item><rss:item rdf:about="http://amcarron.net/blog/2012/1/2/utilisez-votre-bibliotheque.html"><rss:title>Utilisez votre bibliothèque....</rss:title><rss:link>http://amcarron.net/blog/2012/1/2/utilisez-votre-bibliotheque.html</rss:link><dc:creator>Alain-Marie Carron</dc:creator><dc:date>2012-01-02T15:28:35Z</dc:date><dc:subject></dc:subject><content:encoded><![CDATA[<p>....elle vous manquera quand vous partirez.</p>
<p><span class="full-image-block ssNonEditable"><span><img src="http://amcarron.net/storage/yourlibrary_450.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1325518346266" alt="" /></span></span></p>
<p><em>'Use your library&hellip;you'll miss it when you leave' by Rebecca Cobb</em></p>
<p><em>as seen on </em></p>
<p>http://www.brainpickings.org/index.php/2012/01/02/advice-to-sink-in-slowly/</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></rss:item><rss:item rdf:about="http://amcarron.net/blog/2011/12/6/vous-avez-deux-vaches.html"><rss:title>Vous avez deux vaches</rss:title><rss:link>http://amcarron.net/blog/2011/12/6/vous-avez-deux-vaches.html</rss:link><dc:creator>Alain-Marie Carron</dc:creator><dc:date>2011-12-07T01:05:21Z</dc:date><dc:subject></dc:subject><content:encoded><![CDATA[<p class="p1">&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="full-image-block ssNonEditable"><span><img src="http://amcarron.net/storage/2_cows_500.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1323220469374" alt="" /></span></span></p>
<p class="p1">Lu sur le blogue d'<a href="http://www.les-crises.fr/a-propos/" target="_blank">Olivier Berruyer</a>, actuaire, observateur lucide de la crise de la dette qui fait sur son blogue <a href="http://www.les-crises.fr/mercredi-2011-12-07" target="_blank">Les-crises.fr </a>un extraordinaire travail qui lui vaut d'&ecirc;tre le deuxi&agrave;me blog &eacute;conomique le plus lu en France.</p>
<p class="p1">Ses articles sont bourr&eacute;s de graphiques originaux et d'une grande s&ucirc;ret&eacute;; &agrave; lire chaque jour.</p>
<p class="p1">Mais il lui arrive de se d&eacute;tendre, comme ici avec son histoire des deux vaches et des diff&eacute;rents r&eacute;gimes politiques.</p>
<p class="p1">ANARCHIE :</p>
<p class="p1">Vous avez deux vaches. Soit vous les vendez au juste prix, soit vos voisins tentent de vous tuer pour s&rsquo;en emparer.</p>
<p class="p1">BUREAUCRATIE : Vous avez 2 vaches. Le gouvernement publie des r&egrave;gles d&rsquo;hygi&egrave;ne qui vous obligent &agrave; en abattre une. Il vous ach&egrave;te le lait de l&rsquo;autre, puis le jette.</p>
<p class="p1">D&Eacute;MOCRATIE PURE :</p>
<p class="p1">Un vote d&eacute;cide &agrave; qui appartient le lait.</p>
<p class="p1">D&Eacute;MOCRATIE REPRESENTATIVE :</p>
<p class="p1">Vous avez deux vaches. Une &eacute;lection d&eacute;signe celui qui d&eacute;cide &agrave; qui appartient le lait.</p>
<p class="p1">D&Eacute;MOCRATIE AMERICAINE :</p>
<p class="p1">Le gouvernement promet de vous donner deux vaches si vous votez pour lui.</p>
<p class="p1">Apr&egrave;s les &eacute;lections, le pr&eacute;sident fait l&rsquo;objet d&rsquo;une proc&eacute;dure d&rsquo;impeachment pour avoir sp&eacute;cul&eacute; sur les obligations bovines. La presse rebaptise le scandale &ldquo;Cowgate&rdquo;.</p>
<p class="p1">D&Eacute;MOCRATIE DE SINGAPOUR :</p>
<p class="p1">Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour d&eacute;tention non autoris&eacute;e de b&eacute;tail en appartement.</p>
<p class="p1">DICTATURE :</p>
<p class="p1">Vous avez deux vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.</p>
<p class="p1">DICTATURE MILITAIRE :</p>
<p class="p1">Vous avez deux vaches. Le gouvernement les prend toutes les deux et vous enr&ocirc;le dans l&rsquo;arm&eacute;e.</p>
<p class="p1">ECOLOGIE :</p>
<p class="p1">Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous interdit de les traire et de les tuer, et vous ach&egrave;te la bouse.</p>
<p class="p1">FASCISME :</p>
<p class="p1">Vous avez deux vaches. Le gouvernement les prend toutes les deux, vous emploie pour vous en occuper et vous vend un peu de lait.</p>
<p class="p1">F&Eacute;MINISME :</p>
<p class="p1">Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination. Vous changez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez aussi.</p>
<p class="p1">FEODALISME :</p>
<p class="p1">Vous avez deux vaches. Le seigneur s&rsquo;arroge la moiti&eacute; du lait.</p>
<p class="p1">MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE :</p>
<p class="p1">Vous avez deux vaches. Vous en tuez une pour la donner &agrave; manger &agrave; l&rsquo;autre. La vache<span class="s1"><br /> </span>vivante devient folle. Le gouvernement ne fait rien. L&rsquo;Europe vous subventionne pour l&rsquo;abattre. Vous la donnez &agrave; manger &agrave; vos moutons.</p>
<p class="p1">NAZISME :</p>
<p class="p1">Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.</p>
<p class="p1">POLITIQUEMENT CORRECT :</p>
<p class="p1">Vous &ecirc;tes en rapport (le concept de &ldquo;propri&eacute;t&eacute;&rdquo; est symbole d&rsquo;un pass&eacute; phallocentrique, va-t-en-guerre et intol&eacute;rant) avec deux bovid&eacute;s d&rsquo;&acirc;ge diff&eacute;rent (mais n&eacute;anmoins pr&eacute;cieux pour la soci&eacute;t&eacute;) et de genre non sp&eacute;cifi&eacute;.</p>
<p class="p1">TOTALITARISME :</p>
<p class="p1">Vous avez deux vaches. Le gouvernement les prend et nie qu&rsquo;elles ont exist&eacute;. Le lait est interdit.</p>
<p class="p1">SURREALISME:</p>
<p class="p1">Vous avez deux girafes. Le gouvernement exige que vous preniez des le&ccedil;ons d&rsquo;harmonica.</p>
<p class="p1">D&Eacute;MOCRATIE FRANCAISE :</p>
<p class="p1">Vous avez 2 vaches. Les 2 vaches forment un syndicat et se mettent en gr&egrave;ve pour r&eacute;clamer une augmentation de leur ration minimum de soja. Devant votre refus cat&eacute;gorique, elles organisent un blocus des &eacute;tables et paralysent la distribution de lait.</p>
<p class="p1">Au bout d&rsquo;une semaine, voyant que le conflit tourne mal (comme le lait), le gouvernement prend le taureau par les cornes et organise une table ronde. Vous finissez par donner satisfaction aux vaches mais en &eacute;talant les augmentations sur 30 ans (rappel: dur&eacute;e de vie d&rsquo;une vache = 10 ans).</p>
<p class="p1">Le gouvernement s&rsquo;engage &agrave; &eacute;tudier avant 2050, les dossiers d&rsquo;indemnisation concernant les vaches &eacute;trang&egrave;res (non anglaises) prises dans le blocus. Cette mesure sera de toute fa&ccedil;on annul&eacute;e par le prochain gouvernement.</p>
<p class="p2">&nbsp;</p>]]></content:encoded></rss:item><rss:item rdf:about="http://amcarron.net/blog/2011/11/19/le-bayou-de-daniel-woodrell.html"><rss:title>Le bayou de Daniel Woodrell</rss:title><rss:link>http://amcarron.net/blog/2011/11/19/le-bayou-de-daniel-woodrell.html</rss:link><dc:creator>Alain-Marie Carron</dc:creator><dc:date>2011-11-19T20:48:02Z</dc:date><dc:subject></dc:subject><content:encoded><![CDATA[<p><span class="full-image-float-left ssNonEditable"><span><img src="http://amcarron.net/storage/james_parker_bayou_400.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1321740433763" alt="" /></span></span>Vous avez peut-&ecirc;tre d&eacute;j&agrave; vu le film <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Winter%27s_Bone" target="_blank">Winter's bone</a></em>. Sinon louez-le au plus vite. Woodrell est un gars du Missouri, et la subculture des Monts Ozarks nourrit la plupart de ses livres, dont celui dont on a tir&eacute; Winter's bone.</p>
<p>Mais il aussi &eacute;crit <a href="http://www.chicagotribune.com/entertainment/books/chi-books-review-bayou-trilogy-woodrell,0,3641771.htmlstory" target="_blank">The Bayou Trilogy</a>&nbsp;dont l'action se passe dans la subculture des petits blancs du Sud Louisianais, dans cette ville qu'il appelle Frogtown. Vous la reconna&icirc;trez tout de suite si vous avez d&eacute;j&agrave; parcouru les petites routes autour de Lafayette et mang&eacute; des &eacute;crevisses au patates au bord du bayou dans une famille cajun.</p>
<p>Les critiques am&eacute;ricains ont trouv&eacute; un nom pour les romans de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Daniel_Woodrell" target="_blank">Daniel Woodrell</a>: <em>"country noir".</em> Une &eacute;criture minimaliste qui colle &agrave; la r&eacute;alit&eacute; des personnages, issus des bas quartiers des villes du sud, des <em>"coonasses</em>" dont l'anglais est parsem&eacute; de mots fran&ccedil;ais... comme l'un des gros bras de ces histoires polici&egrave;res, qui a tendance &agrave; dire <em>"this is it mon ami"</em>, avant d'abattre son homme.</p>
<p>Si on a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; dans une litt&eacute;rature &agrave; falbalas cousue &agrave; l'imparfait du subjonctif, il faut du temps pour trouver la vraie respiration de cette litt&eacute;rature am&eacute;ricaine, qui semble au premier abord d'une fatigante platitude. C'est &eacute;vident avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Fante" target="_blank">John Fante</a>, pour <em>La route de Los Angeles</em> ou <em>Mon chien stupide</em> par exemple.</p>
<p>Mais chez Fante le personnage principal&nbsp;est habit&eacute; par une sorte de m&eacute;galomanie rampante, par une volont&eacute; desesp&eacute;r&eacute;e d'exploser le quotidien (conserverie de poisson et femmes stupides dans la route de LA) qui cr&eacute;e un au del&agrave; du r&eacute;cit, l'hypoth&egrave;se d'une vie future. Ce qui est &eacute;galement particuli&egrave;rement frappant dans L<em>a grosse galette</em> de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/John_Dos_Passos" target="_blank">John dos Passos</a>. Il n'y a m&ecirc;me pas cela dans <em>The Bayou Trilogy</em>; les personnages sont exactement conformes &agrave; leur univers. N&eacute;s &agrave; Frogtown, ils sont faits pour y mourir, dans l'arri&egrave;re salle d'un tripot clandestin, o&ugrave; dans le marais voisin.</p>
<p>La force de la trame romanesque de Woodell c'est cette exacte mesure dans toutes les dimensions du livre: les attitudes, le vocabulaire des personnages, leurs aspirations - qui d&eacute;passent rarement l'horizon d'une partie de p&egrave;che ou du prochain braquage. On ne peut pas dire que l'on n'a pas d&eacute;j&agrave; vu des personnages et des intrigues semblables; on pense avoir d&eacute;j&agrave; lu tout cela vingt fois - &nbsp;et il y a longtemps, chez <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jim_Thompson" target="_blank">Jim Thompson</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Chandler" target="_blank">Chandler </a>-dans diff&eacute;rentes combinaisons.</p>
<p>Mais ici le narrateur ne prend aucun recul, ne s'offre (presque) aucune sophistication par rapport &agrave; la "r&eacute;alit&eacute;" de ce qu'il raconte. Pi&eacute;g&eacute;, le lecteur est lui-m&ecirc;me incapable de prendre de la distance; il reste coll&eacute; aux personnages et devient l'un d'entre eux.</p>
<p>Ce qui leur arrive lui arrive... ce qui veut dire que lire Woodrell fait finalement assez mal. Tout ceci n'est pas un mince tour de force quand le mat&eacute;riel narratif utilis&eacute; tient &agrave; un presque rien entour&eacute; de pas grand chose.</p>
<p>Sauf....les descriptions de la nature du bayou, de certains personnages. La phrase &eacute;pouse alors une structure &eacute;trange pour le lecteur europ&eacute;en, le vocabulaire se situe souvent au del&agrave; de ce que l'on peut lire d'ordinaire, m&ecirc;me si on lit de l'anglais d'Am&eacute;rique tous les jours toute l'ann&eacute;e.</p>
<p>Je ne sais pas si cela para&icirc;t magique aux yeux des lecteurs am&eacute;ricains, mais je le suppose, puisque <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/James_Ellroy" target="_blank">James Ellroy</a> &agrave; dit de The Bayou Trilogy:<em> "Daniel Woodrel is stone brilliant - a Bayou Dutch Leonard, steeped in rich Louisiana language".</em></p>
<p>Un exemple, qui se trouve au d&eacute;but du chapitre 12 de <em>Muscle for the wing</em>, le second des trois romans:</p>
<p><em> "Mother nature was laying down some Law out there in the bayou night, and as befits the order of things, large feathered creatures dove off high branches, swooped low and stuck talons in smaller furry meals, and bandit-eyed coons came stealthily out of hollow logs and glommed finned, scaly chow from the still, brackish shallows, while all those things that slither waited, coiled, for the passing appearance of any prey absentminded, and where the bayou waters butted against land and screened porch overlooked the boggy stage for this food-chain theatricals, Emil Jaddick sat on the arm of the couch and wrapped up a lecture that had been real Type A in tone and content."</em></p>
<p><span class="full-image-float-right ssNonEditable"><span><img src="http://amcarron.net/storage/vlle_trilogy_241.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1321740625351" alt="" /></span></span>Autre exemple, celui d'un dialogue entre Shade le flic et un escroc (en principe) retir&eacute; des affaires:</p>
<p><em>Crook: "There was a time I'd get in your upstairs window and get out again with your RCA TV and your stash of Trojans while you're takin' a two-beer leak. Then one time some citizen didn't nail his gutter in exactly solid and I fell. I was caught, but I woke up knowin' Our Lord real well."</em></p>
<p><em>Shade: "Mysterious ways."</em></p>
<p><em>Crook: "Cheap nails."</em></p>
<p>Woodrell vous fatigue d'embl&eacute;e avec son univers au ras du sol et ses gangsters minables et puis il vous colle une de leur bouteille de bi&egrave;re dans la main, vous assoit dans un de leur fauteuil et l&agrave;, <em>mon ami</em>, vous &ecirc;tes cuit.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></rss:item><rss:item rdf:about="http://amcarron.net/blog/2011/11/13/tete-de-lectures.html"><rss:title>Tête... de lectures</rss:title><rss:link>http://amcarron.net/blog/2011/11/13/tete-de-lectures.html</rss:link><dc:creator>Alain-Marie Carron</dc:creator><dc:date>2011-11-14T02:26:47Z</dc:date><dc:subject></dc:subject><content:encoded><![CDATA[<p><span class="full-image-block ssNonEditable"><span><img src="http://amcarron.net/storage/mes_livres_550.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1321242253306" alt="" /></span></span></p>
<p>Les mauvaises habitudes se prennent t&ocirc;t. D&egrave;s l'&acirc;ge de 14 ans j'ai commenc&eacute; &agrave; lire deux livres par semaine. &Agrave; la louche, ils sont quelques 5200 livres &agrave; tapisser les murs de ma biblioth&egrave;que int&eacute;rieure. Soit environ 1.560. 000 pages, si on compte 300 pages par livre. Un nombre de pages que l'on peut facilement doubler si l'on y ajoute les lectures professionnelles, qui se pr&eacute;sentent plut&ocirc;t sous la forme de rapports ou d'articles qui ont entre cinq et 150 pages. Et j'en d&eacute;vore facilement une vingtaine par semaine, voire deux fois plus. Aussi dans ma biblioth&egrave;que int&eacute;rieure marche-t-on sur un &eacute;pais tapis de feuilles <em>A4</em> ou <em>Lettre US,</em> qui ont fatigu&eacute; les rouages d'innombrables imprimantes et photocopieuses.</p>
<p>Ces chiffres sont d&eacute;risoires compar&eacute;s &agrave; ce qui m&eacute;riterait d'&ecirc;tre lu. Sans compter qu'il y a l&agrave; dedans quelques centaines de romans policiers qui ne valaient pas l'encre avec laquelle ils &eacute;taient imprim&eacute;s (Mais combien d'autre aussi, qui restent les compagnons chaleureux des heures de r&ecirc;veries; comme les <em>Cormac McCarthy</em>, les <em>C.J.Box</em>&nbsp;ou les <em>Peter Brown</em>, pour se limiter &agrave; un genre bien pr&eacute;cis).</p>
<p>Avec le vice propre aux amateurs de livres je les ai pratiquement tous achet&eacute;s, n'ayant jamais recouru aux services d'une biblioth&egrave;que de pr&ecirc;t. Au fil des d&eacute;m&eacute;nagements j'en ai jet&eacute; des tombereaux; ceux que je trouvais surfaits. Les transports en ont &eacute;gar&eacute; quelques dizaines, une biblioth&egrave;que dort encore chez des amis en Bourgogne... et bien s&ucirc;r le reste encombre jusqu'aux couloirs de la maison; il faudra d&eacute;monter des biblioth&egrave;ques si nous voulons d&eacute;placer certains meubles.</p>
<p>La bonne question est bien s&ucirc;r.. que reste-t-il de cet encombrement d'&eacute;critures dans la m&eacute;moire? Il y a longtemps qu'il est devenu impossible de les revisiter tous par la pens&eacute;e. Mais il est surprenant de voir &agrave; quel point la prise en main d'un livre oubli&eacute; de longtemps ram&egrave;ne &agrave; la m&eacute;moire une partie de son contenu. Cette capacit&eacute; &agrave; reconna&icirc;tre ce que l'on a d&eacute;j&agrave; lu est notre meilleure b&eacute;quille.</p>
<p>L'autre mani&egrave;re de retrouver nos livres tient aux associations d'id&eacute;es que provoquent les conversations. Rebondissant sur une phrase ou une question entendues, surgit soudainement &agrave; la conscience le ton grin&ccedil;ant et pourtant si timide d'une page du <em>Martyr de l'ob&egrave;se</em> d'<em>Henri B&eacute;raud</em>, une phrase sur le m&eacute;tier de traducteur de <em>Val&eacute;ry Larbaud</em>, un vers de <em>P&eacute;guy</em>, une id&eacute;e de <em>Mirc&eacute;a Eliade</em> dans <em>Le sacr&eacute; et le profane</em>, mais aussi une description d'un village africain suffoquant de soleil par <em>Ryszard Kapuscinski</em> dans <em>&Eacute;b&egrave;ne</em>, la morgue cynique des premiers grands capitalistes am&eacute;ricains, que raconte <em>Robert Warshow</em> dans <em>Wall Street</em>, ou les quatrains m&eacute;lancoliques qui ferment chaque chapitre du d&eacute;licieux roman de <em>J.P.Donleavy</em> <em>The beastly beatitudes of Balthasar B.</em></p>
<p>Et bien s&ucirc;r, le vrai plaisir tient aux ondes qui s'&eacute;chappent d'un livre comme les cercles concentriques dessin&eacute;s sur l'&eacute;tang par le galet que l'on vient d'y jeter. Le livre auquel on pense en rejoint un autre, puis un autre... <em>B&eacute;raud</em> fait penser &agrave; <em>L&eacute;on Daudet</em>, qui fait penser &agrave; <em>Huysmans</em>...<em>&Eacute;b&egrave;ne</em> fait penser &agrave; l'envo&ucirc;tant <em>Aux coeur des t&eacute;n&egrave;bres</em> de <em>Joseph Conrad</em>, lequel, par son c&ocirc;t&eacute; magique, fera penser au <em>Tour d'&eacute;crou </em>d'<em>Henry James</em>. Je viens de finir les quatre tomes traduit en Fran&ccedil;ais de la saga m&eacute;di&eacute;vale de <em>Martin, The Game of Throne</em> et il me faut absolument aller retrouver les <em>Gormenghast, Titus d'Enfer </em>et&nbsp;<em>Titus errant </em>de <em>Mervyn Peake</em>, une des plus belles oeuvres qui soit sur le th&egrave;me des ch&acirc;teaux imaginaires.</p>
<p>Fragile voyage, parfois un peu frustrant, puisque l'on n'en est pas encore au point o&ugrave;, ayant pratiquement tout oubli&eacute; des livres, on pourrait les relire comme neufs, mais d&eacute;j&agrave; si loin d'eux que l'on n'en retrouve plus la substance sans les reparcourir &agrave; nouveau.</p>
<p>Pour le reste - ce qui n'&eacute;tonnera personne - le tableau de la m&eacute;moire est pour le principal une ardoise vide de toute trace &eacute;crite. Ce dont nous nous souvenons, tant bien que mal, nous enchante, inconscients que nous sommes de tout ce que nous avons oubli&eacute;.</p>
<p>Jean Rostand disait que l'homme est comme le crapaud. Il apprend vite mais oublie avec c&eacute;l&eacute;rit&eacute;. C'est un peu s&eacute;v&egrave;re, car l'homme apprend beaucoup et chaque jour un peu plus.</p>
<p>Notre biblioth&egrave;que int&eacute;rieure se prend peu &agrave; peu de brumes; alors qu'elle s'agrandit ses rayons un &agrave; un s'effacent. Le j&eacute;suite Maria Ricci avait mis au point une acrobatique et p&eacute;nible m&eacute;thode mn&eacute;motechnique pour consolider la m&eacute;moire en associant &agrave; divers &eacute;l&eacute;ments d'une maison un savoir que l'on voulait pouvoir retrouver. J'ai un peu essay&eacute;, mais c'est trop ingrat pour un dilettante de mon esp&egrave;ce.</p>
<p>Comme <em>Xavier de Maistre</em>,&nbsp;je me contente d'un et de plusieurs <em>Voyages autour de ma chambre</em>, heureux de ce que j'y trouve &agrave; lire et relire, tant et aussi longtemps que le grand silence de l'&acirc;ge ne refermera pas d&eacute;finitivement mon livre.</p>]]></content:encoded></rss:item><rss:item rdf:about="http://amcarron.net/blog/2011/10/20/ils-sont-les-99-et-le-disent.html"><rss:title>Ils sont les 99%... et le disent</rss:title><rss:link>http://amcarron.net/blog/2011/10/20/ils-sont-les-99-et-le-disent.html</rss:link><dc:creator>Alain-Marie Carron</dc:creator><dc:date>2011-10-20T23:56:01Z</dc:date><dc:subject></dc:subject><content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #181818;" lang="FR-CA">Dans l&rsquo;ensemble tout va bien pour moi, merci. Je fais de l'analyse &eacute;conomique du fond de mon fauteuil et des m&eacute;dias sociaux en laissant croire &agrave; tous que c'est du travail alors que c&rsquo;est un plaisir. Mais il faut dire que j&rsquo;ai toujours pris plaisir &agrave; travailler. M&ecirc;me si je ne d&eacute;passe plus les 60 heures par semaine parce qu&rsquo;il ne faut pas bousculer les vielles personnes. </span></p>
<p><span style="color: #181818;" lang="FR-CA">J'ai un peu &eacute;crit sur la crise actuelle dans mon autre blog, <a href="http://www.globaleconomie.com/" target="_blank">www.globaleconomie.com</a>, et avant hier encore sur la port&eacute;e du mouvement des <em>Indignados</em>.</span></p>
<p><span style="color: #181818;" lang="FR-CA">Et puis je tombe par hasard sur ce site,&nbsp;<strong><em><a href="http://wearethe99percent.tumblr.com/" target="_blank">We are the 99%</a></em></strong>, sur Tumblr.</span></p>
<p><span style="color: #181818;" lang="FR-CA">Hier il y avait 127 pages de t&eacute;moignages, avec entre 10 et 15 t&eacute;moignages par page. Ce soir il y en a 146... </span></p>
<p><span style="color: #181818;" lang="FR-CA">Ce n'est peut-&ecirc;tre pas comparable aux t&eacute;l&eacute;phones mobiles qui rassemblaient les foules par Twitter interpos&eacute; sur la place Tahrir au Caire, mais c'est quand m&ecirc;me un ph&eacute;nom&egrave;ne sans pr&eacute;c&eacute;dent que tous ces individus qui apparaissent &agrave; l'&eacute;cran, apportent leur t&eacute;moignage et demain, peut-&ecirc;tre, entameront une action commune. </span></p>
<p><span style="color: #181818;" lang="FR-CA">C'est la nature m&ecirc;me de la d&eacute;mocratie qui change sous nos yeux, puisque la prise de parole est ouverte &agrave; tous, partout. La foule anonyme n'est plus anonyme, l'homme invisible - pour reprendre le titre du livre de Ralph Ellison - n'est plus invisible. Nous sommes loin de pouvoir pr&eacute;voir tout ce que cela implique.</span></p>
<p><span style="color: #181818;" lang="FR-CA"> Chacune des personnes qui se pr&eacute;sente sur ce site a r&eacute;sum&eacute; sa situation sur une feuille de papier, qu'elle pr&eacute;sente &agrave; l'objectif, en montrant ou pas son visage selon que cela l'indiff&egrave;re d'&ecirc;tre reconnue ou non.</span></p>
<p><span style="color: #181818;" lang="FR-CA">Voici deux de ces t&eacute;moignages, ni plus ni moins significatifs que les autres.... Mais si vous &ecirc;tes capable d'en lire plus d'une vingtaine sans c&eacute;der &agrave; l'&eacute;motion, vous avez plus d'estomac que moi.</span></p>
<p><span style="color: #181818;" lang="FR-CA"><br /></span></p>
<p><span style="color: #181818;" lang="FR-CA"><span class="full-image-block ssNonEditable"><span><img src="http://amcarron.net/storage/abc.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1319155331492" alt="" /></span></span></span></p>
<p class="p1"><em>"I am 19 years old, a junior at a well-known university and support myself financially.&nbsp; I am paying for my Bachelor&rsquo;s Degree completely on my own. My parents can barely afford their bills let alone mine, but since I&rsquo;m not an orphan or a ward of the state I still don&rsquo;t qualify for much financial aid.</em></p>
<p class="p1"><em>I work over 40 hours a week as a department manager at a retail chain.&nbsp; I take over 18 credit hours of class work so I will be able to graduate on time, and not accumulate more student debt.&nbsp; All while doing this I maintain a 3.5 GPA. I am a full-time student with a full-time job, working on poverty level wages to survive.</em></p>
<p class="p1"><em>When I graduate in May 2013, I will have over $60,000 in student debt.</em></p>
<p class="p1"><em>I have two younger sisters and a little brother.&nbsp; They see how hard I have to work to achieve the &ldquo;American Dream&rdquo;, and they wonder if it&rsquo;s really worth it to invest in their education.</em></p>
<p class="p1"><em>I don&rsquo;t know what to tell them.</em></p>
<p class="p1"><em>I am the 99%, and I will not stand to see my siblings suffer while the rich continue to get richer.</em>"</p>
<p class="p1">&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="full-image-block ssNonEditable"><span><img src="http://amcarron.net/storage/99_450b.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1319157838203" alt="" /></span></span></p>
<p class="p1"><em>"-25 years old</em></p>
<p class="p1"><em>-work full-time as an optician in NH</em></p>
<p class="p1"><em>(and I pay to renew my license every 2yrs, not my employer)</em></p>
<p class="p1"><em>-had to drop out of college, despite my</em></p>
<p class="p1"><em>grades, because I couldn&rsquo;t AFFORD it</em></p>
<p class="p1"><em>(yeah, I got 1 loan, and after 4+ years of dutiful</em></p>
<p class="p1"><em>payments I&rsquo;m only 26% paid off)</em></p>
<p class="p1"><em>-opted out of health insurance this year because</em></p>
<p class="p1"><em>I&rsquo;m still paying off medical debt from 2+ years ago</em></p>
<p class="p1"><em>(incurred when I HAD health insurance)</em></p>
<p class="p1"><em>-living paycheck to paycheck even though I</em></p>
<p class="p1"><em>work 40+ hrs/week &amp; have no dependents</em></p>
<p class="p1"><em>-won&rsquo;t go to the doctor because I don&rsquo;t want</em></p>
<p class="p1"><em>to incur MORE medical debt</em></p>
<p class="p1"><em>-would love to get married &amp; start a family</em></p>
<p class="p1"><em>but I&rsquo;m terrified to in this economy</em></p>
<p class="p2"><em>&nbsp;</em></p>
<p class="p1"><em>I&rsquo;M *VERY LUCKY* I HAVE WHAT I HAVE,</em></p>
<p class="p1"><em>BUT THIS IS *NOT* MY IDEA OF &ldquo;THE AMERICAN</em></p>
<p class="p1"><em>DREAM.&rdquo; MY QUALITY OF LIFE SHOULD *NOT*</em></p>
<p class="p1"><em>DEPEND ON THE WEIGHT OF MY WALLET!</em></p>
<p class="p1"><em>THE *TIME* FOR *CHANGE* IS *NOW!*</em></p>
<p class="p2"><em>&nbsp;</em></p>
<p class="p1"><em>I AM THE 99%!</em></p>
<p class="p2"><em>&nbsp;</em></p>
<p class="p1"><em>Are you?"</em></p>]]></content:encoded></rss:item><rss:item rdf:about="http://amcarron.net/blog/2011/8/25/hommage-a-steve-jobs-1955-2011.html"><rss:title>Hommage à Steve Jobs (1955-2011)</rss:title><rss:link>http://amcarron.net/blog/2011/8/25/hommage-a-steve-jobs-1955-2011.html</rss:link><dc:creator>Alain-Marie Carron</dc:creator><dc:date>2011-08-25T17:10:22Z</dc:date><dc:subject></dc:subject><content:encoded><![CDATA[<p><strong style="font-size: 120%;"><span style="font-size: 120%;">I like this headline about him in the Financial Times: <em>" A pirate who ended up commanding the navy"</em></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Une tr&egrave;s belle photo prise par Ryan Katsanes&nbsp;et quelques citations de SJ.</strong></em></p>
<p><span class="full-image-block ssNonEditable"><img src="http://amcarron.net/storage/steve_jobs_meditation_550.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1314292439109" alt="" /></span></p>
<p class="p1"><em>In Wired, February 1996</em></p>
<p class="p1">&ldquo;Design is a funny word. Some people think design means how it looks. But of course, if you dig deeper, it&rsquo;s really how it works. The design of the Mac wasn&rsquo;t what it looked like, although that was part of it. Primarily, it was how it worked. To design something really well, you have to get it. You have to really grok what it&rsquo;s all about. It takes a passionate commitment to really thoroughly understand something, chew it up, not just quickly swallow it. Most people don&rsquo;t take the time to do that.</p>
<p class="p1">&ldquo;Creativity is just connecting things. When you ask creative people how they did something, they feel a little guilty because they didn&rsquo;t really do it, they just saw something. It seemed obvious to them after a while. That&rsquo;s because they were able to connect experiences they&rsquo;ve had and synthesize new things. And the reason they were able to do that was that they&rsquo;ve had more experiences or they have thought more about their experiences than other people.</p>
<p class="p2">&ldquo;Unfortunately, that&rsquo;s too rare a commodity. A lot of people in our industry haven&rsquo;t had very diverse experiences. So they don&rsquo;t have enough dots to connect, and they end up with very linear solutions without a broad perspective on the problem. The broader one&rsquo;s understanding of the human experience, the better design we will have.</p>
<p class="p2"><em>In Fortune, January 2000</em></p>
<p class="p2">&ldquo;This is what customers pay us for&ndash;to sweat all these details so it&rsquo;s easy and pleasant for them to use our computers. We&rsquo;re supposed to be really good at this. That doesn&rsquo;t mean we don&rsquo;t listen to customers, but it&rsquo;s hard for them to tell you what they want when they&rsquo;ve never seen anything remotely like it. Take desktop video editing. I never got one request from someone who wanted to edit movies on his computer. Yet now that people see it, they say, &lsquo;Oh my God, that&rsquo;s great!&rsquo;&rdquo;&nbsp;</p>
<p class="p2">In MSNBC and Newsweek interview, 2006</p>
<p class="p1">&ldquo;Look at the design of a lot of consumer products &mdash; they&rsquo;re really complicated surfaces. We tried to make something much more holistic and simple. When you first start off trying to solve a problem, the first solutions you come up with are very complex, and most people stop there. But if you keep going, and live with the problem and peel more layers of the onion off, you can often times arrive at some very elegant and simple solutions. Most people just don&rsquo;t put in the time or energy to get there. We believe that customers are smart, and want objects which are well thought through.&rdquo;&nbsp;</p>
<p class="p1">&ldquo;The only problem with Microsoft is they just have no taste. They have absolutely no taste. And I don&rsquo;t mean that in a small way, I mean that in a big way, in the sense that they don&rsquo;t think of original ideas, and they don&rsquo;t bring much culture into their products.&rdquo;</p>
<p class="p1"><em>in Triumph of the Nerds, 1996</em></p>
<p class="p2">&ldquo;I am saddened, not by Microsoft&rsquo;s success &mdash; I have no problem with their success. They&rsquo;ve earned their success, for the most part. I have a problem with the fact that they just make really third-rate products.&rdquo;&nbsp;</p>
<p class="p2"><em>In Stanford commencement speech, 2005</em></p>
<p class="p2">&ldquo;Your work is going to fill a large part of your life, and the only way to be truly satisfied is to do what you believe is great work. And the only way to do great work is to love what you do. If you haven&rsquo;t found it yet, keep looking. Don&rsquo;t settle. As with all matters of the heart, you&rsquo;ll know when you find it. And, like any great relationship, it just gets better and better as the years roll on. So keep looking until you find it. Don&rsquo;t settle.&rdquo;&nbsp;</p>
<p class="p2">&ldquo;When I was 17, I read a quote that went something like: &ldquo;If you live each day as if it was your last, someday you&rsquo;ll most certainly be right.&rdquo; It made an impression on me, and since then, for the past 33 years, I have looked in the mirror every morning and asked myself: &ldquo;If today were the last day of my life, would I want to do what I am about to do today?&rdquo; And whenever the answer has been &ldquo;No&rdquo; for too many days in a row, I know I need to change something.</p>
<p class="p2">&ldquo;Remembering that I&rsquo;ll be dead soon is the most important tool I&rsquo;ve ever encountered to help me make the big choices in life. Because almost everything &mdash; all external expectations, all pride, all fear of embarrassment or failure &mdash; these things just fall away in the face of death, leaving only what is truly important. Remembering that you are going to die is the best way I know to avoid the trap of thinking you have something to lose. You are already naked. There is no reason not to follow your heart.&rdquo;&nbsp;</p>
<p class="p2">&ldquo;No one wants to die. Even people who want to go to heaven don&rsquo;t want to die to get there. And yet death is the destination we all share. No one has ever escaped it. And that is as it should be, because Death is very likely the single best invention of Life. It is Life&rsquo;s change agent. It clears out the old to make way for the new. Right now the new is you, but someday not too long from now, you will gradually become the old and be cleared away. Sorry to be so dramatic, but it is quite true.</p>
<p class="p2">&ldquo;Your time is limited, so don&rsquo;t waste it living someone else&rsquo;s life. Don&rsquo;t be trapped by dogma &mdash; which is living with the results of other people&rsquo;s thinking. Don&rsquo;t let the noise of others&rsquo; opinions drown out your own inner voice. And most important, have the courage to follow your heart and intuition. They somehow already know what you truly want to become. Everything else is secondary.&rdquo;&nbsp;</p>]]></content:encoded></rss:item><rss:item rdf:about="http://amcarron.net/blog/2011/8/24/steve-jobs-le-discours-de-stanford-2005.html"><rss:title>Steve Jobs : le discours de Stanford (2005)</rss:title><rss:link>http://amcarron.net/blog/2011/8/24/steve-jobs-le-discours-de-stanford-2005.html</rss:link><dc:creator>Alain-Marie Carron</dc:creator><dc:date>2011-08-25T01:57:00Z</dc:date><dc:subject>Culture</dc:subject><content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="420" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/UF8uR6Z6KLc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>]]></content:encoded></rss:item><rss:item rdf:about="http://amcarron.net/blog/2011/8/19/the-newyorker-and-the-last-plutocrats-cruise.html"><rss:title>The NewYorker and the last plutocrats cruise</rss:title><rss:link>http://amcarron.net/blog/2011/8/19/the-newyorker-and-the-last-plutocrats-cruise.html</rss:link><dc:creator>Alain-Marie Carron</dc:creator><dc:date>2011-08-20T00:50:59Z</dc:date><dc:subject>Images</dc:subject><content:encoded><![CDATA[<p><span class="full-image-block ssNonEditable"><span><img src="http://amcarron.net/storage/newyorker_ploutocrats_499.jpg?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1313801492936" alt="" /></span></span></p>]]></content:encoded></rss:item></rdf:RDF>
